Métiers des Sciences Cognitives : Biologie du Comportement

Comportementaliste
Comportementaliste
  • Research Scientist & Teacher
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Description

Le comportementaliste est un médiateur dans la relation homme-animal et plus particulièrement entre l’homme et ses animaux de compagnie. Il peut consulter à distance (pour les problèmes les plus simples), recevoir à son cabinet ou se déplacer afin d’observer famille, maître et animal dans leur environnement familier. La présence de l’animal n’est pas toujours nécessaire ; le comportementaliste s’appuie en effet beaucoup sur le discours tenu sur l’animal par ses maîtres. Une intervention est réussie lorsque les comportements indésirables ont disparu. Les modalités de l’intervention peuvent consister en des conseils donnés au maître (éducatifs, mode et positionnement relationnels, connaissance des spécificités psychologiques de leur animal) et en un aménagement modifié de l’environnement de l’animal. Fonctions La profession de comportementaliste s’exerce le plus souvent en libéral. Il peut aussi travailler comme salarié dans des centres de formation et des élevages. Formations Il n’existe pas de formation spécifique de comportementaliste reconnue par l’état. Le parcours conseillé pour exercer cette profession est un master d’éthologie cognitive éventuellement complété par une thèse de doctorat en rapport avec les problématiques appliquées des comportementalistes. Un vétérinaire peut également se spécialiser dans le domaine via une formation spécifique ou une spécialisation en éthologie. A défaut d’un cursus universitaire spécialisé en éthologie, il existe depuis peu une formation d’éthologie sous forme d’ateliers (4 modules de 2 jours) (http://www.stagethologie.com/) pilotée par deux docteurs et chercheurs en éthologie cognitive et psychologie animale, Fabienne Delfour et Michel Jean Dubois également comportementalistes : cette formation apporte des connaissances à la fois générales et spécialisées en éthologie pouvant être complétées par une formation spécifique de comportementaliste. Parmi ces formations spécifiques de comportementaliste on peut mentionner celle de Michel Chanton, pionnier du métier de comportementaliste en France (http://www.michel-chanton-ethologiste.com/), principalement axée sur la relation Homme - chien, celle du CERFPA (http://www.cerfpa.com), et celle de Florence Cailliot d’Ivernois (http://www.comportementaliste-chat.com/) consacrée au chat. Pour obtenir des compléments d’information notamment sur l’éthique et la déontologie de la profession, voir le site de la Fédération Européenne des Comportementalistes (http://www.comportementaliste-fec.org/). Perspectives Beaucoup de comportementalistes ne vivent pas encore de leur métier à temps complet. Ceci s'explique en partie par l'image encore floue de la professsion entre celle du vétérinaire et du dresseur mieux connus du grand public. Néanmoins, en raison notamment de la place prise par les animaux de compagnie traditionnels et les nouveaux (les « NAC »), on peut penser que cette profession va peu à peu construire son identité dans le grand public. Mais il semble indispensable que la profession se protège afin d’acquérir un maximum de crédit, notamment par une exigence de formation initiale d’au moins de niveau master (éthologie cognitive, psychologie) ou validation d’acquis de l’expérience pour les professionnels confirmés non détenteurs d’un diplôme de ce niveau (cf. les exigences pour l’attribution du titre de psychologue).

Compétences :

En plus de qualités de rigueur dans l’observation et une bonne écoute, une telle médiation suppose aussi une parfaite connaissance des répertoires comportementaux des espèces animales, mais surtout une capacité à envisager une situation de leur point de vue. Cette capacité s’appuie sur les méthodes et la perspective relativiste et réflexive de l’éthologie cognitive. La prise en compte du monde propre (Umwelt) de l’animal permet de mieux appréhender la signification de ses comportements. Une perspective systémique complémentaire est souvent nécessaire pour appréhender la dynamique familiale dans laquelle évolue l’animal. L’interprétation « spontanée », souvent fortement teintée d’anthropomorphisme, du comportement de leur animal de compagnie par leur maître ne porte pas à conséquence tant que l’animal n’adopte pas des comportements incompatibles avec une vie domestique.

Type de missions :

Exemples :

Analyste du Comportement animal
Analyste du Comportement animal
  • Research Scientist & Teacher
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Description

Dans de nombreuses entreprises pharmaceutiques, des tests comportementaux élaborés sont indispensables, tant chez l’animal que chez l’homme, avant la mise sur le marché de nouveaux médicaments, notamment lorsqu’ils ont pour objectif de corriger les altérations ou dysfonctionnements psychophysiologiques dans différentes pathologies. L’étude par exemple de l’effet d’une molécule sur le comportement d’un animal ne peut s’arrêter à l’analyse de situations « mécaniques » d’apprentissage simple en faisant l’économie de s’intéresser aux modalités précises d’acquisition. L’expérience montre que des étudiants de Sciences Cognitives sont tout à fait aptes à figurer parmi le personnel engagé dans de tels projets centrés sur l’évaluation et la quantification des comportements.

Compétences :

Type de missions :

Exemples :